La bourgeoisie toujours plus riche…

Juin 27

Le Covid-19 aura immanquablement – pour les raisons de conditions de classe – meurtri davantage les catégorie sociales les plus pauvres que celles aisées. C’est tout le drame d’être dans la misère… Toutefois, et bien que cela ne relève d’aucune consolation, il est des riches qui le sont un peu moins qu’avant l’épidémie, les confinements ordonnés ici et là dans le monde auront égratigné leur taux de dividendes, voire même grignoté l’avoir de quelques-uns… Mais pas d’inquiétude, même ces « perdant-es » restent avantageusement à l’abri de tout besoin et, il/les restent riches.

Mais qu’est-ce qu’être riche ? À partir de quel montant de revenu, ou à quel niveau de vie est-on riche ?

« On » a beau mépriser la pauvreté et détourner le regard face à un SDF « on » ne se vante pas d’engranger des fortunes sur le dos des travailleurs.

L’observatoire des inégalités vient de publier, ce 15 juin, une étude sur la richesse : Rapport sur les riches en France. L’organisme qui, habituellement, étudie les différents critères de la pauvreté, la précarité… a décidé de publier également une étude sur les riches du pays puisque personne ne le fait, pas même l’Insee (institut national des statistiques), la richesse restant un tabou franco-français. « On » a beau mépriser la pauvreté et détourner le regard face à un SDF « on » ne se vante pas d’engranger des fortunes sur le dos des travailleurs.

La question « arbitraire »

L’observatoire reconnaît cinq définitions de richesses : la 1ere, la richesse est le double du revenu médian, soit pour 2017, 3 470 €/mois, par unité de consommation (UC), et net d’impôts.

La 2° définition : c’est d’appartenir aux 10 % qui gagnent le plus : 3 200 €/mois.

La 3° : c’est le niveau de revenu maximum qui permet de supprimer la pauvreté : 4 000 €/mois, mais les pauvres n’attendent plus rien en ce sens !

La 4° : selon les seuils de l’impôt sur le revenu : 4 400€ €/mois plus

La 5° : un patrimoine qui rapporte en dormant.

La 6° : la richesse en conditions de vie, ex. avoir une Rolex

En se référant à la première définition, l’étude démontre que 5 millions de personnes gagnent plus du double du niveau de vie médian, soit 3 470 € pour une UC et plus. Cela concerne 8,2 % de la population. Ainsi les riches sont aussi nombreux que les pauvres : 8 % de cette population vit avec moins de 867 €/mois en 2017 (1).

Environ 10 millions de personnes en France vivent au sein de ménages qui possèdent plus du triple du patrimoine médian, soit un petit trésor d’au moins 490 000 € en 2017 ; année après année, revenu et patrimoine s’accroissent.

Les riches sont très riches en France, même après s’être acquittés du devoir fiscal

Ce seuil de 3 470 € n’est qu’un seuil d’entrée dans le club des privilégiés. Au-delà, les chiffres s’envolent. En moyenne, les personnes situées entre les 10 % et le 1 % des plus riches, ont un niveau de vie équivalent à 5 000 €/mois avant impôts. Le 1 % le plus riche bénéficie moyennement de 15 000 €/mois. Quant aux ultra-riches, au « hit parade » des magazines, leurs revenus dépassent le million d’euros/mois, pour une poignée de « grands patrons » et notamment de stars du football. Oui, les riches sont très riches en France, même après s’être acquittés du devoir fiscal. Ils le sont même plus qu’ailleurs en Europe : hormis la Suisse, la France est le pays où le 1 %  a le niveau de vie le plus élevé.

Mais sans omettre la 5° définition, la richesse c’est également le patrimoine (immobilier, dépôts bancaires, actifs financiers, œuvres d’art, etc.). Sur l’échelle de l’opulence, 23 % des ménages détiennent au moins le double du patrimoine brut médian (sans déduction des crédits/dettes), c’est-à-dire plus de 320 000 €, et 16 % des ménages possèdent au moins le triple, soit aussi plus de 490 000 €. C’est cette dernière valeur qui est considérée comme le seuil de richesse en termes de patrimoine.

Mais cette définition précise également qu’on est riche si la rente (actions, stock options, loyers, et diverses dividendes…) parvient au seuil du revenu médian, soit 1 735 €/mois.

4,6 millions de ménages possèdent davantage. Les inégalités sont grandes chez les riches, en patrimoine plus qu’en terme de revenus.

Pour entrer dans les « hauts patrimoines », définis par l’Insee comme les 10 % les plus fortunés, il faut posséder au moins 607 700 € de biens. 2,9 millions de ménages ont ce privilège, ce qui représente probablement environ, entre 6 et 9 millions de personnes.

Plus haut dans la hiérarchie des patrimoines, notre pays compte 1,2 million de millionnaires (4 % des ménages). Au sommet, on atteint des sommes inconcevables. Même après le choc boursier de mars dernier dû au Covid-19, Bernard Arnault (qui aurait perdu beaucoup) reste à la tête des plus  riches du pays. Il possède ainsi l’équivalent de la valeur de l’ensemble des logements de la ville de Toulouse.

Pour Louis Maurin, de l’Observatoire des inégalités, l’argent a mauvaise presse dans l’hexagone, la définition d’un seuil de richesse n’intéresse les plus favorisés qu’en cercle fermé. Il n’est pas « convenable » de faire étalage de sa richesse, il est de très mauvais goût de se dire « riche ». Les plus argentés ont tout à gagner à cette pudeur collective qui cache la réalité de leur niveau de vie. Même leurs tracasseries existentielles (héritage, concurrence, risque de se faire braquer, conflits d’intérêt indispensables à la bonne marche des affaires, évasion fiscale…) sont mises en scène pour rappeler aux plus modestes le bonheur qu’ils ont de vivre avec trois fois rien.

Est-on vraiment « riche » avec 3 500, 5 000 ou même 10 000 €/mois et par UC ? À cette échelle, on se considère « modeste » comparé aux patrons des plus grands groupes de production. Bien entendu, gagner 4 000 € et en gagner 40 000, enjoint à ne pas se fréquenter, c’est une des « lois » de la division sociale des classes, à bien préserver.

Quand au fait qu’il y en ait qui se gratifient de plusieurs centaines d’années de Smic par an, « on » sera toujours le pauvre d’un autre.

Venons brièvement sur la 3° définition, qui selon Pierre Concialdi, économiste, reprise du  sociologue brésilien Marcelo Medeiros en 2006, consiste à déterminer le niveau de vie à partir duquel, si on transférait les revenus des plus aisés situés au-dessus d’un plafond de 4 000 €/mois, vers les plus pauvres, on obtiendrait un niveau de vie minimum décent pour l’ensemble de la population, ce qui permettrait de supprimer la pauvreté. Pure théorie, avec des Si… Cette idée laisse penser à la proposition d’un revenu universel, alors qu’en fait, il serait carrément plus simple – en autre théorie – de supprimer la richesse que d’imaginer pouvoir la partager.

Impossible de connaître le nombres desdits « ultra-riches », ni leurs avoirs, en comptes, obligations, patrimoine foncier ou mobile (yacht, jet, Ferrari, etc.) ou encore de l’ensemble de leur train de vie.

L’archipel des possédants

Mais alors, combien y a t-il de milliardaires dans ce foutu pays ?

Impossible de connaître le nombres desdits « ultra-riches », ni leurs avoirs, en comptes, obligations,  patrimoine foncier ou mobile (yacht, jet, Ferrari, etc.) ou encore de l’ensemble de leur train de vie. Les sources ne sont pas fiables, mais bien contradictoires selon les diverses et rares études rendues publiques. Le flou permet les fantasmes et obscurcit les politiques fiscales qu’il serait nécessaire de mettre en œuvre.

Selon Forbes, le magazine des riches, il y aurait dans le monde en 2020, 1 826 milliardaires contre 1 645 l’an passé. L’ensemble de leur patrimoine s’élèverait à un peu plus de 7 billions/$, contre 6,4 en 2014 (2). Les têtes couronnées ne sont pas comptabilisées alors que la reine mère (Elisabeth II), par exemple, est bien la plus riche de l’empire britannique.

Mais toujours selon Forbes, en 2019, 2 153 milliardaires se partageaient 8,7 billions/$, et en 2018, 2 208 d’entre eux/elles détenaient 9,1 billions.

Il y aurait aussi et environ 30 millions de millionnaires dans le monde. Donc, hormis les monarques, le club très fermé des individus considérés comme extrêmement fortunés se doivent de détenir au minimum 30 millions/$ (24,10 millions/€). Ces très riches représentent 0,004 % de la population mondiale.

Est-il besoin de préciser que la quantité de riches et de richesses accumulées s’accroît inexorablement au rythme de la propagation de la pauvreté !

Si les États-Unis abritent le plus gros contingent de ces très riches, ils sont également présents dans tous les pays. Lors de nombreux conflits et tensions socio-politiques dans diverses régions du monde, notamment lors de l’épidémie Ebola en Afrique de l’Ouest, des grosses fortunes se relocalisent dans des régions considérées plus sûres où fructifient leurs avoirs à l’étranger. Est-il besoin de préciser que la quantité de riches et de richesses accumulées s’accroît inexorablement au rythme de la propagation de la pauvreté !

En France, sans connaître le nombre de milliardaires, on sait qu’il sont les plus nombreux d’Europe. Sur les starting-blocks mondiaux, seul un Espagnol (Armancio Ortega Goana), partage avec deux Français les  premières places. Selon le site The Modern Post – qui détient ses sources de M. Bloomberg (3) -Bernard Arnault – qu’on ne présente plus ici, sauf à rappeler qu’il est PDG du conglomérat Louis Vuitton… notamment, actionnaire principal de l’entreprise de mode et de LVMH – est le deuxième individu le plus riche de la planète. Après avoir navigué entre la 3° et 4° place dans cette compétition depuis trois-quatre années, sa valeur nette alors d’environ 70 Mds/$ a grimpé à 112 Mds pour cette année, talonnant Jeff Bezos (Amazon) avec ses « ridicules » 117 Mds et des « poussières ».

Françoise Bettencourt Meyers – qu’on ne présente plus non plus, sauf à dire qu’elle est l’auteure d’un livre : Commentaires bibliques (sur les relations judéo-chrétiennes) – pour cette année, a une valeur de 54 milliards. Évidemment, ce n’est pas son bouquin qui la propulsée à la 1ère place des riches femmes, mais son héritage, le groupe L’Oréal.

La France compterait 4 750 détenteurs de 30 millions et plus de dollars, ils se partageraient 454,19 Mds d’euros, un pactole toujours en hausse. Selon le classement Bloomberg, la majorité des riches Français résident à Paris, sur la Côte d’Azur, sur Lyon et en général à proximité des grandes villes.

Avec la « révolution » de l’industrie du numérique, dans l’ère du commerce triomphant, les entreprises les plus riches sont les GAFAM

Les entreprises les plus riches

Avec la « révolution » de l’industrie du numérique, dans l’ère du commerce triomphant, les entreprises les plus riches sont les GAFAM. Pas étonnant que, dans l’ère du consumérisme,  Amazon détienne la palme, suite logique pour ces deux modes de production devenus dominants.

Ensuite, nous retrouvons les industries des énergies fossiles (pétrole, gaz…) qui depuis 1987 – année de la première étude publiée par Forbes – ont toujours été les premières du palmarès jusqu’à l’omnipotence de fait, due à l’utilisation systématique du tout numérique par des milliards d’individus. Ce sont Exon Mobil, BP, Total, Shell, etc.

Nous retrouvons encore dans le palmarès des 500 premières entreprises, les groupes commerciaux, comme Heineken, Mac-do, Netflix, L’Oréal, Adidas, Coca Cola, Pampers, Dior, Vuitton…

Viennent ensuite – pêle-mêle – toujours des commerciaux, des banques, des industries diverses notamment de l’automobile, de l’alimentation, du transport… BNP Paribas, Volkswagen, Toyota, HSBC, FedEX, Youtube, Colgate, Nestlé, DHL, Siemens, Honda, Visa, Samsung, JP Morgan, Carrefour, Danone, Uber, etc. Bref, hormis celles en faillite (et encore) toutes ces multinationales –  les grandes enseignes qui polluent –  sont riches à milliards.

Pour nous, il ne s’agit pas de classer les entreprises, ni d’ailleurs les individus, mais il y a différents termes de valeur qui sont de plusieurs ordres : capitalisation boursière, nombre de salarié-es, chiffre d’affaires, bénéfices bruts, confiance des marchés et des investissements ; celles qui pèsent le plus lourd réunissent plusieurs de ces critères : Amazon est maintenant la société la plus cotée en terme de profits, d’avoirs et de confiance.

Les entreprises chinoises et états-uniennes trustent les premières places. En 2017, le chiffre d’affaires cumulé des 500 entreprises les plus riches du monde était de 30 billion/$, contre 27,7 billions/$ en 2016.

Accablant constat

En 1981, le seuil international de pauvreté était de 1 dollar par jour en parité de pouvoir d’achat , c’est-à-dire en capacité de consommation. Quasi une personne sur deux dans le monde était considérée comme très pauvre. Le seuil de pauvreté utilisé aujourd’hui, et depuis 2014, se situe à 1,9 dollar/jour, ce qui place l’extrême pauvreté, en 2015, sous la barre des 10 % de la population.

Pour les experts (bien nourris), un individu à 2 dollars/jour ne change pas radicalement la situation, par contre l’évolution globale vers un « dés-appauvrissement » du monde serait nette (sic). Ainsi avec environ 1,6 euros/jour on serait moins pauvre. L’institut Montaigne, d’où émerge cette « vérité », explique qu’il faut dépassionner le débat. Alors que selon la Banque Mondiale (BM), le recul de la misère ralentit dangereusement depuis 2018.

Cette même année, la BM a proposé deux nouveaux seuils de pauvreté : le premier à 3,2 $/jour, qui concernerait 1,9 milliards de personnes (environ 25% de la population), le second à 5,5 $/jour, qui en concernerait 3,4 milliards (environ 40%).

On assiste à un (faux) déplacement de la pauvreté extrême, nourri par la considérable baisse de la pauvreté chez des géants démographiques devenus des géants économiques : la Chine et l’Inde.

Mais « seuils » et « plafonds » ne changent rien à la réalité, si ce n’est à la manipulation de la perception de la misère systématisée et entretenue par les tenants du capital, leurs soutiens politiques et leurs chiourmes.

Si le monde se dirige vers une réduction de l’extrême misère, les variations géographiques sont considérables. On assiste à un (faux) déplacement de la pauvreté extrême, nourri par la considérable baisse de la pauvreté chez des géants démographiques devenus des géants économiques : la Chine et l’Inde. Dans ce dernier pays par exemple, si on peut être infiniment moins miséreux, c’est qu’on a trouvé un emploi, payé une misère, avec des conditions de travail moyenâgeuses et esclavagisées.

La pauvreté se concentre aujourd’hui en Afrique subsaharienne, qui rassemble, en 2015, 90 % des personnes vivant sous le seuil de 1,9 dollar par jour (Nigéria, Congo…). Mais n’était-ce pas déjà le cas il y a des décennies ?!

Le nombre de migrants internationaux a atteint l’an passé, 272 millions de personnes, en hausse dans toutes les régions du monde. Ils et elles étaient 230 millions selon l’ONU en 2014.

Toujours est-il qu’aujourd’hui en 2020, Près de 800 millions de personnes ne mangent pas à leur faim, soit 11 % de la population. Plus de deux cent millions sont sans domicile.

Le nombre de migrants internationaux a atteint l’an passé, 272 millions de personnes, en hausse dans toutes les régions du monde. Ils et elles étaient 230 millions selon l’ONU en 2014.

La bourgeoisie s’émeut, sur le site breakpoverty Fondation (une organisation humanitaire), pour sortir de l’extrême pauvreté, l’objectif desdites Nations-Unies (alors qu’en fait elles ne le sont pas !) serait de réduire cette misère à 3 % de la population mondiale d’ici 2030. Pour Jim Yong Kim, ex président de la BM : « si nous voulons mettre fin à la pauvreté d’ici 2030, il nous faut accroître massivement les investissements, en particulier dans le développement du capital humain, afin de favoriser la croissance inclusive indispensable pour aider ceux qui vivent encore dans le dénuement ». Trois axes ont été retenus : le soutien à la petite enfance (?), la prévention du décrochage scolaire (??), un accès à un premier emploi (???). Officiellement, c’est un défi majeur !

On en rirait si la problématique n’était pas si grave. D’autant que ces « fameux » 3 % ne seront jamais atteints. Car, les 20 % les plus riches de la planète possédaient déjà en 2012, 75 % de la richesse. En 2018, 26 individus accaparent l’équivalent de la richesse de 50 % de la population mondiale.

De l’argent pour permettre de réduire à néant la pauvreté, il y en a ! Et beaucoup ! Les montants titanesques, au point que les chiffres, les taux, les grilles et tableaux, n’ont plus de perception indicative. On se noie dans la subjectivité. Toutes politiques projetées sur le sujet de la richesse doivent être entendues comme manipulations, démagogies, arguments pour suivre la même voie et finalement s’acheter une bonne conscience.

Les richesses colossales valent davantage, non plus seulement qu’un PIB d’un Etat africain ou centre-américain, mais bien plus que nombre d’Etats riches. La direction du budget annonce le budget français à 313,4 Mds d’euros en 2020.

Ainsi, quelques milliardaires et les sociétés qu’il/les représentent valent bien davantage que la 4° ou 5° puissance du monde, détentrice de 9 millions de pauvres.

Rappelons que toute richesse produite (par la production de biens et de services) qui nourrit la croissance économique, dans la sphère publique ou privée, alimente principalement le privé. La seule richesse qu’accapare l’État relève de la ponction fiscale dont sont le plus souvent exempts les plus riches.

Peuple de travailleurs, arrête d’aller voter, fais grève, occupe le pavé, car si le riche n’a pas le couteau sous la gorge (dans tous les sens du terme) il ne lâchera rien ! Et ni un président, ni un ministre, et encore moins un député, n’ordonnent quoi que ce soit à la classe possédante – et donc dirigeante !

Jano Celle, le 24 juin 20

(1) Louis Maurin considère que le seuil de pauvreté se situe à 50 % du niveau de vie médian, soit 867 € de 1 735 €/mois, alors que l’Union européenne le place à 60 %, soit 1026 €/mois.

(2) 1 billion = mille milliards = un million de millions.

(3) Michael Bloomberg est le 14° plus riche du monde en tant que propriétaire majoritaire et fondateur Bloomberg LP, une société spécialisée en données et médias financiers. En plus d’être un homme d’affaires, il a été maire de New York City et reconnu comme philanthrope (sic). En 2019, il était candidat à l’investiture pour lesdits démocrates aux élections primaires du parti. Sa fortune est estimée à environ 56 Mds/$ en 2020 .

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