Nous voulons tant des paysans

Oct 05

Vous le savez sans doute, la petite équipe qui a lancé le mouvement des Coquelicots se replie. Pour dire les choses simplement, nous sommes lessivés. Car nous sommes des bénévoles, et malgré le renfort salarié –à mi-temps– d’Anne, cela ne pouvait plus durer. Nous avions annoncé que nous tiendrions deux ans, et nous l’avons fait. Les 1.135.134 signatures récoltées sont désormais entre les mains de l’État, par l’entremise de Barbara Pompili, ministre de la transition écologique – voir la vidéo :

Un petit noyau subsiste, au ralenti, qui vous proposera de donner des coups de main ponctuels pour des dossiers aussi passionnants que les pesticides SDHI ou celui des métabolites. Nous gardons l’intention de montrer notre dégoût de la fabrication légale en France de pesticides interdits dans l’Union européenne. Que l’on destine aux gueux d’Afrique ou du Brésil, qui sont nos frères. On en reparlera, et vous serez là, comme chaque fois. Surveillez bien le site des Coquelicots, qui est en train de faire peau neuve !

Une autre aventure commence, qui repose sur la liberté, l’autonomie, l’invention. Nous avons proposé aux groupes locaux des Coquelicots de se transformer en «Nous voulons des paysans». Un texte existe, qui demande avec force la sortie en dix ans de l’agriculture industrielle, avec un plan d’action publique exceptionnel. Il s’agit d’un prolongement presque évident des Coquelicots, mais il doit réunir beaucoup plus largement, sans exclusive, tous ceux qui rêvent ensemble d’un avenir désirable. Il n’existe pour l’heure aucune coordination nationale.

En attendant mieux, nous lançons l’idée de 1.000 banquets en France, pour un million de paysans nouveaux. Il s’agirait de réunir au printemps, le même jour bien sûr, et partout, de gigantesques rencontres permettant aux paysans, aux cuisiniers locaux, aux citoyens que nous sommes de festoyer, et de contresigner par centaines de milliers ce nouvel engagement solennel.

Que chacun réfléchisse à un lieu, une forme, à des participants possibles. Les quelques mois qui nous séparent du printemps ne seront pas de trop pour organiser et réussir un triomphe national. Encore une fois, engagez-vous! Réunissez-vous, fédérez les énergies, dressez des listes de convives. Et nous annoncerons une date nationale dès que ce sera possible. En avant la musique !  Et le grand festin.

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